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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:10

Participation à l'atelier d'IPAGINATION selon la recommandation suivante :

Bientôt les fêtes !

Et si le père Noël n'était pas celui que l'on croyait,

Et si ce fameux personnage tout de rouge vêtu était un autre homme, autre chose dont on est loin de se douter,

Continuerions-nous à y croire ?

Les enfants l'attendraient-ils avec impatience ?

Laissez-vous aller et montrez-nous votre visage de Noël, celui de la magie de ce jour préféré des enfants, un moment unique !

Laissez-vous aller en prose, en poésie, en fantastique à la manière de Harry Potter ou même de Arthur et les Minimoys, pourquoi pas ?

Vous avez libre cours pour développer votre univers, votre magie dans un monde extraordinaire, ou dans une maison de Hobbit.

Même les adultes ont le droit et le devoir de rêver.

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Ma grand-mère avant de mourir, me disait, que j’avais comme elle un don de clairvoyance et qu’il fallait que je m’en serve pour faire le bien ! Pas comme le Père NOEL disait-elle qui n’était là que pour rendre les gens fous dans les rues bondées. Que nous étions des humains verts de rage et de jalousie et que cela allait tous nous diviser et nous changer !

Je sentais bien depuis quelques années que le Père NOEL n’était pas celui que l’on voulait bien me faire croire !

Nous étions dupés, tous depuis sa 1ère venue à ce vieux « con », et seule moi et ma grand-mère en avions conscience alors !?!

Je grandis avec cette sensation de fausseté, de duperie, de dangerosité sur notre Monde. J’avais saisi ma mission : celle de sauver notre planète Terre.

Mais qui étais-je pour parler de mes sensations, du haut de mes 10 ans ? Une gamine aux billes bleues turquoises permettant d’être le reflet de l’Univers pour le sauver ? Etais-je l’Elue du mystère du Père NOEL !

Je le crois fortement. En miroir que je suis, je ne pouvais plus me taire !

Plus rien ne pouvait m’arrêter. J’avais 10 ans et toutes mes dents avec mon caractère bien trempé, je prévoyais de les démasquer pour les exterminer à jamais !

Chaque année, ce gros tas de graisse vêtu de rouge avec sa grande barbe qui puait le rancis n’était qu’un leurre pour mieux nous polluer, nous mouler à leur sauce et ainsi envahir nos cerveaux pour devenir leur reflet !

Non seulement j’avais des oreilles bioniques depuis ma crise de migraine ophtalmique avec aura, mais mon odorat s’était super développé aussi comme celui d’un chien. Je reniflais donc depuis toutes odeurs suspectes, la merde je la sentais au sens propre comme au figuré !

Ce soi-disant Père NOEL magique n’est rien d’autre qu’un petit bonhomme vert déguisé en énorme vieillard venant tout droit de la planète MARS !

Chaque année, des milliers d’extraterrestres passaient dans nos cheminées habillés de rouge, d’une hotte bourrée de cadeaux programmés pour nous rendre de plus en plus verts, lobotomisés à la mode martienne ! De vrais envahisseurs !

N’avez-vous jamais remarqué que tout était lié au vert depuis que nous sommes nés ? Regardez comme nous sommes conditionnés à n’avancer qu’au feu vert sur les routes. Nous traversons les passages cloutés qu’au bonhomme vert !?! Etrange,non ?

Combien de fois ai-je entendu petite que l’on disait de mon jeune frère qu’il avait le nombril vert : un vrai immature, un âne buté à l’école donc je suppose que très tôt, ils l’ont possédé aussi ces bonhommes. Moi, je fais de la résistance !

Quand ma mère,un jour, m’a dit que j’avais la main verte, je me suis rebellée. Je l’ai peinte en jaune à l’école. J’ai refusé de faire un herbier en classe alors que ma maitresse nous en avait expressément donné le feu vert à l’automne pour démarrer ce travail !

Mon camarade l’a également entendu parler l’autre jour avec sa collègue dans les couloirs. Elles parlaient à voix basse de leur visite au Serpent Vert, en disant que le « billot » (BIO) était un coup fatal à leur ligne ! Qu’elles se sentaient plus aériennes, plus en forme pour combattre les killers ou kilos, il ne savait plus trop !

Quand elles se sont aperçues de lui, elles l’ont envoyé au diable vert pour se débarrasser de lui !

Regarder, à NOEL, même le sapin est vert ! Nous respirons les gênes de ces martiens pour que leur sève s’imprègne dans nos veines et que nous donnions naissance ensuite à ces êtres venus d’ailleurs piloter nos vies.

J’ai décidé donc de me confier à ma mère qui me semblait la plus ouverte d’esprit, non polluée certainement car elle déteste le vert depuis toujours. Elle préfère le bleu, comme la couleur de notre planète !

Je lui ai rapporté les dires de mon camarade et comble de surprise, j’ai constaté qu’elle n’était plus elle-même !

Elle m’a répondu qu’il n’était pas convenable de prendre quelqu’un sans vert comme l’a fait mon meilleur ami. Qu’il était mal poli et qu’il méritait une verte réprimande !

Je pense que ma mère n’est plus ma mère mais un de ces bonhommes verts qui a pris possession de son esprit et bientôt de son corps ! Je vois bien que sa peau mue mais elle me parle d’une soi-disant maladie appeler PSORIASIS ! Elle me ment je le sens. Elle est des leurs ! Rendez-moi ma maman !

Je compte bien ne pas abandonner ma mission. Je décide d’aller voir mon papa qui lui est fort pour contrer ces Mars Attaques insidieuses des verts car quand il les voit à la télévision, il grogne en disant que " les Verts ne passeront jamais, pas assez nombreux et qu’ils ne font pas le poids ! ...que le Haut Land ou le Char cosy les écarteront ou s’en serviront le cas échéant contre le effèneNRJ ! "

J’arrive dans le salon et là qu’entends-je de la bouche de mon père devant la télévision en buvant un thé vert ? « ils nous en font voir des vertes et des pas mures » ! J’abandonne, je capitule, je quitte la nation ! »

Mince, je ne peux plus compter sur lui non plus. Tant pis !

Je décide donc de convoquer mes meilleurs amis sur le champ pour m’aider à organiser la riposte. Afin que je « fasse le book » sur la toile, j’ai lancé une invitation pour le 24 décembre à tous les internautes !

"Envers et contre tout", je me suis lancée dans une lutte anti bonhommes verts en me rappelant ce que ma grand-mère me disait dans le jardin. Quand les mauvaises herbes résistent, il suffit d’utiliser un désherbant naturel non toxique pour la santé.

J’ai donc demandé à la Terre entière de jeter dans la cheminée le soir de NOEL de l’eau et du vinaigre blanc !

Depuis ce temps, plus de passage du gros sac dans la cheminée ! Les commissionnaires verts ont déménagé ! La paix est revenue à mon goût.Tout est bien rouge comme le manteau du père NOEL, le vrai !

Les gens passent au feu rouge sans freiner désormais. Les piétons traversent quand le bonhomme est rouge sans regarder. Tout est ALERTE ROUGE. Un vrai BATACLAN. Même le banquier dit à ma mère que nous sommes toujours dans le rouge. Les gens se mettent sur liste rouge pour ne plus être dérangés par les verts ! Ma maitresse ne cesse de crier que nous ne faisons plus que manger du pain rouge !

Ma clairvoyance d'enfant nous aura-t-elle sauvée à penser que le plus beau des cadeaux, c'est la vie. Elle est notre présent le plus merveilleux donc cessons l'invasion des faux PERE NOEL ou alors, suis-je dans l'erreur de croire que les mauvais sont partis ????

Joyeuses Fêtes !

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 23:00
ATELIER D ECRITURE DE LA QUINZAINE  1er au 12 septembre 2014 

THEME : Suspens

TITRE : LA DECOUVERTE D HENRI

Par un jour de pluie, vous vous ennuyez et vous montez au grenier chez votre lointaine tante, veuve depuis le décès accidentel de son époux. Là, vous trouvez une série de cahiers manuscrits. A la lecture, vous découvrez que votre oncle Henri était un génial scientifique et qu’il avait inventé un carburant non polluant et accessible à tous. Son invention était apte à remplacer les énergies fossiles.
Mais la dernière page du cahier, datée de la veille de l’accident, comporte les mots suivants : «  Toutes les autorités et les grandes entreprises françaises ont refusé mon projet pourtant viable. Je ne comprends pas. Je vais donc m’adresser à l’étranger. »
Racontez en 1500 mots maximum ce que vous faites de cette information.

                                  

 

 

Ne supportant pas l’idée que mon oncle Henri soit mort brûlé dans sa voiture suite à une défaillance technique de sa jauge à essence d’un des plus grands constructeurs automobiles, il m’était insoutenable de laisser crever son dernier projet. C’est à toute vitesse que j’emmenai avec moi tous ses manuscrits sur cette formidable invention non reconnue en France pour les potasser et ainsi espérer trouver une fin plus heureuse et un aboutissement rapide pour faire de mon oncle l’inventeur du siècle ! 

Ayant le même don et la même passion pour les sciences que mon oncle selon les dires de toute ma famille, j’avais saisi en une nuit l’intérêt de cette conception, les bienfaits de ce carburant non polluant et surtout comment défendre ce projet à l’étranger. En qualité de chercheuse au CNRS, je décidai en un clic de faire appel à tous mes contacts professionnels du monde entier ayant un pouvoir sur les décisions de leurs autorités respectives. En plus d’être une scientifique hors pair, j’avais un atout que mes autres homologues internationaux n’avaient pas : ma beauté, ma féminité, mon audace excitant tous ces mâles en puissance, ces vieux croutons aux tempes grisonnantes en mal d’amour, de séduction et de sexe surtout.

En femme fatale et rusée, j’organisai la semaine suivante un séminaire hors du commun. Tous ont accepté l’invitation à réception de mon mail. Il me restait plus qu’à organiser cette petite soirée champêtre, loin de toute civilisation, à l’abri des regards indiscrets. Je choisis la cabane améliorée que mon oncle Henri avait bâtie de ses propres mains avec charme, authenticité et classe. Il espérait un jour recevoir, dans ce bel endroit entouré d’arbres et de lacs, la visite des grands chefs d’Etat venant le féliciter pour l’une de ses merveilleuses inventions. C’est ainsi, que tous mes contacts sont arrivés, empressés de faire partie de cette soirée, ou plutôt cette sauterie mêlant l’érotisme bestial, l’échangisme à la cocaïne : leur principal intérêt dans tous nos séminaires surtout quand il s’agit de profiter d’une seule femme : moi. Je me suis offerte, pas sans mal, à tous ces obsédés. J’ai pris soin de cacher des caméras dans toutes les pièces de la cabane filmant méticuleusement ces ébats peu catholiques en prenant chaque visage masculin hormis le mien qui sera brouillé. Au petit matin, tous attablés pour le petit déjeuner aux effluves de marijuana, je décidai de les faire gentiment chanter. Un accord au projet de mon oncle ou alors une vidéo sur Twitter dévoilant les secrets d’alcôve de ces sangliers rassasiés. Il m’a fallu 30 secondes pour avoir les trente signatures et les financements généreux pour ce projet ingénieux. En effet, mon oncle avait scientifiquement prouvé que la semence masculine était un carburant écologique, gratuit, d’une source inépuisable et accessible à tous. Ainsi, femmes et hommes auraient joyeusement la bonne conduite à tenir pour espérer faire avancer leur automobile. En contrepartie, je leur avais promis d’être régulièrement l’organisatrice de ce même genre de séminaire pour qu’ils contribuent pleinement à ce cher carburant SPERMOL.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 10:03

 

source inconnue

 

Je me souviens de ce jour comme si c’était hier et pourtant cela fait déjà 39 ans. Dans mon portefeuille, j’ai cette photo de toi, qui ne me quitte jamais, du jour où je t’ai serrée  dans mes bras. Je t’attendais déjà depuis 15 jours au bout de ce tunnel. Je m’inquiétais de ne pas te voir venir au rendez-vous. Je ressentais cet appel à la vie, à l’amour et pourtant…tu résistais. Je sentais qu’il y avait un problème sans savoir exactement lequel. Pourquoi restais-tu cachée ? Avais-tu honte de me rencontrer ? Je ne te voyais que par bribes, de façon floue depuis notre entrée en communion et communication virtuelles. Je te savais douce à la façon dont tu suçais ton pouce parfois ! Et oui, ma belle, je t’espionnais au travers de la fenêtre sur la vie comme je l’appelle. Tes jambes élancées de gazelle, tes longues mains de future gynécologue, ton nez de déesse présageaient l’assurance d’une pure beauté. Lorsque tu es apparue, j’ai de suite vu que tu avais le souffle coupé : était-ce de me voir ? Etais-tu effrayée à l’idée de faire ma connaissance ? Ta chevelure brune un peu ébouriffée, tes yeux céruléens, d’un bleu céleste merveilleux, ta bouche superbement dessinée me faisaient fondre de bonheur. Ce cri perçant qui a surgit finalement du plus profond de ta gorge m’a surpris mais ravi en quelque sorte car j’ai compris que tu étais une guerrière, une battante malgré ta sensibilité inavouée à cette période là. Tes ongles longs mais peu affûtés, m’indiquaient que tu étais une vraie tigresse, limite masochiste avec cette mauvaise idée que tu as eue de t’enrouler cette corde autour de ton cou au point d’en devenir toute bleue. Tu aimais déjà le risque ou étais-tu une totale inconsciente ou provocatrice ? Tu jouais à dépasser les limites, n’est-ce pas ? A 24 heures près, je n’aurais jamais eu la joie de te connaître ! Etait-ce pour comprendre que la vie est merveilleuse finalement ? Peu importe. A ce moment là, j’ai pu te serrée fort contre moi. J’ai ressenti ton cœur battre à cent à l’heure. Quel bonheur !  J’ai remercié le Ciel de t’avoir rencontrée ce jour-là pour que je puisse à jamais m’occuper de toi, te guider, te réconforter, te soutenir, t’aimer sans condition avec sincérité, respect et honnêteté. Jour après jour,  je devenais le plus heureux des hommes. Quelle fierté j’avais de me promener avec toi. Tous te trouvaient plus belle que jamais. Ton front bombé reflétait une intelligence parfaite. Tous m’enviaient d’avoir cette chance d’avoir l’être le plus exceptionnel au monde. Jamais j’aurais pensé pouvoir mériter ce cadeau de la vie. Tu es un amour. La perfection à l’état pur, le joyau de cette Terre. Tu as su t’élever encore plus par ton aptitude à comprendre les choses, la vie, les Hommes. Tu as cette capacité unique à ressentir l’âme chez les autres et à la guérir, la bercer, la caresser en profondeur. Tu es d’une force rare et d’une générosité humaine. Tu as su me transmettre l’énergie positive, la liesse quotidienne pour surmonter les aléas de vie. C’était de mon devoir de te rendre heureuse, de t’aiguiller et de te protéger et pourtant, tu m’as tout donné, tout appris par ta foi et ton amour en moi. Tu as redoré mon blason depuis le jour où tu es entrée dans mon cœur, dans ma vie. Cette confiance en moi qu’il me manquait, tu me l’as assurément donnée. Je t’aime. Oui, je t’aime ma fille, mon petit bout d’amour, mon leitmotiv, mon moteur depuis dans ma vie. Merci mon bel enfant de m’avoir permis d’être le plus heureux des parents ! Je ne cesse de crier à qui veut bien l’entendre que j’ai la chance d’être père.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:31

Le Feu de Dieu !

 

Je ne cesse de pleurer ma sœur aînée, disparue depuis trois mois maintenant. Narimane, "feu de croyance". Son prénom raconte son histoire, celle qui croyait si fort dans la vie est partie en fumée. Ma colère est immense. J’ai des envies de meurtres.

Comment a-t-il pu lui infliger cette souffrance ? Je sens encore l'odeur terrible de sa chair brûlée.

Immolée en public, par son mari, pour avoir été regardée par un autre homme dans la rue. Elle était pourtant grillagée et voilée avec sa burqa comme il se doit, enchaînée même à son époux par une laisse. Pourquoi l’avait-il regardée ainsi cet inconnu ? Je lui en veux. Je le maudis. Je les hais tous ces hommes en quête de puissance et de pouvoir sur leur objet que nous sommes, nous, les femmes. Ils ont peur. Ils nous craignent. Ils sont faibles ces bâtards.

J’ai tout prévu. Cela fait 2 mois que je m’affaire à tout organiser en sous-marin. Personne ne se doute de rien. Je reste surtout bien docile et soumise à mon ignoble mari, ne valant pas mieux que les autres. Il menace de me faire subir le même sort que ma sœur si je venais à être regardée par un mâle en rut. Je ne sors presque plus. Quand cela m’arrive, je baisse même les yeux devant un chien errant par peur de passer sur le bûcher sans avoir pu mettre en action mes représailles. Je fais mine de craindre la vie, mon mari, les hommes. Tout en somme, mais il n’en est rien. La haine me porte. Elle me soulève même chaque jour un peu plus. Je ne pense qu'au châtiment en retour. Ils vont le payer. Je vais honorer ma défunte sœur et toutes ces femmes calcinées par ces êtres monstrueux.

En chienne maltraitée et muselée, je décide d’arranger un repas pour la communauté masculine prétextant un dîner en commémoration pour ma sœur. Trente hommes sont présents. Nous, femmes, sommes cantonnées dans la cuisine en silence. Pas une parole, pas un regard. Juste une soumission parfaite pour satisfaire ces individus dénués de toute humanité. Ils prennent du bon temps, rigolent même malgré les circonstances. L’un ose même médire ouvertement sur mon adorable et innocente sœur décédée. Ils cautionnent tous ce supplice (qui n’en est pas un pour eux) en prétendant qu’elle l’avait cherchée, qu’elle n’avait qu’à pas se montrer ce jour-là. Ils jouissent d’écouter mon beau-frère, fier de raconter en détail ses exploits d’homme viril sur la mise à mort de ma sœur.

Rien n’est épargné dans son récit : la préparation des bidons d’essence, l’allumage, les hurlements incessants, la chaleur et la hauteur des flammes, les émanations de peau grillée, le visage apeuré de Narimane avant de s’éteindre. Il exulte, jubile même d’avoir eu l’audace et le cran d’exécuter en public sa femme. Je sens la sueur, de ces mâles excités, s’élever dans le salon où ils se trouvent. Je perçois cette montée de puissance sexuelle qui les anime dans ce jeu de narration.

Ils ont soif et faim d’exaltation. Je suis appelée. Je suis là, devant eux. Je leur tends, les yeux baissés, le meilleur vin jaune de notre région afghane. Ils savourent. Ils en redemandent même. Je me plie volontiers à les resservir telle une bonne esclave. Leur discussion s’amenuise en raison du poison soigneusement administré dans la bouteille de vin. Ils finissent par se taire pour s’endormir sur leurs coussins aux effluves corporels nauséabonds. Ma rage se libère enfin par un : « Gloire aux femmes. Liberté ! ».

Leur punition peut désormais commencer. Sans plaisir, mais avec conviction et foi au peuple de femmes libres, je m’occupe de chacun d’eux. A celui qui a dénigré Narimane, je lui sectionne la langue avec le couteau à moutons méticuleusement aiguisé en cuisine quelques instants auparavant. A ceux qui ont gloussé de rire au récit de mon beau-frère, je décide de leur coudre les lèvres d’un fil blanc, symbole de pureté pour laver ma sœur. A tous les voyeurs de sa descente aux enfers ici présents, je leur plante froidement un pieu dans les yeux. Sans un bruit, je m’éloigne ensuite de la pièce, le cœur léger d’avoir pu venger la liberté des femmes, de ma soeur. Je me purifie en prenant rapidement une douche. Je prie. Je demande le pardon. Je sais que c’est mal ce que j’ai fait. J'ai honte il le fallait. Puis, j’attrape mon sac de voyage, préparé la veille. Avant de détaler, j’embrasse toutes les femmes présentes en cuisine. Elles ne disent mot mais leur cœur parle en silence. Des larmes, de soulagement et d’apaisement, s’écoulent sur leur visage. Elles m’accompagnent jusqu’à la porte. Elles me transmettent leur force, leur courage pour fuir le pays immédiatement et VIVRE. Le taxi m’attend.

Quelques minutes plus tard, me voilà arrivée à l’aéroport. Mon billet en poche, je me dirige vers l’embarquement. La délivrance m’attend après le passage à la douane ! Un homme me demande mon passeport. Je le lui tends, tête baissée toujours, pour ne pas attirer la foudre sur moi.

« Périmé » me dit-il avec un air enchanté. Je ne panique pas. Je lui demande calmement s’il en est sûr en maintenant que c’est certainement une erreur de l’administration. Une contrôleuse, ayant observé la scène de loin, s’avance brusquement vers moi, prend le relais de son collègue, et me force à entrer dans un bureau annexe. Je présume que la fin s’annonce pour moi. Ma condamnation à mort est assurée. Elle me fouille au corps puis regarde au fond de mon sac. Elle tombe sur les affaires personnelles de ma sœur dont son passeport qui lui, est en règle. Elle le lève au ciel en criant « Inchaallah ! Gloire aux femmes ! Gloire à Narimane ! » (qui signifie Feu de Croyance soit dit en passant).

J’ai eu foi. J’y ai cru. J’ai gagné mon billet vers la liberté sur d’autres contrées où la femme est respectée au même rang que les hommes. A moi la nouvelle vie ou plutôt, dirai-je « A la naissance de la Femme ! »

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:28

Prise la main dans le sac !

 

Postée devant cette porte matelassée depuis de longues minutes, je me décide enfin à entrer dans la pièce. Les yeux bandés par l’hôtesse qui m’accompagne depuis mon entrée, la peur s’installe. Je me sens fébrile. Je suis nerveuse. Je ressens en moi une montée d’adrénaline. Je ne connais pas cette sensation. Mais, elle commence déjà à me plaire. Si réservée d’habitude, limite introvertie, je me sens comme toute transformée. Je deviens forte, belle, sensuelle, fatale même. J’ai accepté de sauter le pas pour ne pas perdre mon mari que j’aime profondément. Je le vois bien, je ne le satisfais pas alors même qu’il le mérite. Je lui refuse presque tout par peur, par ignorance ou par honte. J’ai 45 ans et je me sens transparente. Qui oserait regarder une femme de mon âge, certes mince et élancée, se cachant derrière des vêtements amples, inappropriés pour séduire un homme ? Les cheveux plats, le teint blafard, le regard laiteux sans maquillage, les lèvres sèches, le corps sans artifice, j'ai honte. Ma longue robe tombant sur mes chevilles ne laisse rien révéler de ma féminité. Je m’avance timidement dans le noir. Mon cœur bat à cent à l’heure. Mes mains se crispent de tétanie, quand tout à coup, quelqu’un me les saisit délicatement. Ces mains-là sont tièdes, douces, mais surtout masculines avec une force intérieure que je ressens. Il me guide adroitement jusqu’au bord du lit, me débarrasse de mon ciré gris, de mon sac défraîchi. Il m’installe, m’allonge sans brutalité sur le drap de satin. Il ne dit rien. Il sent bon. Cette odeur de musc m’enivre au point de m’apaiser étonnamment. Il me découvre les chevilles en soulevant lentement ma robe. Un frisson m’envahit jusqu’à l’entrecuisse. Il me caresse le visage tendrement, passe sa main virile dans ma chevelure. Je ne bouge pas, je ne dis rien, moi qui pourtant aie une sainte horreur que l’on me décoiffe. Je suis maniaque. Si mon mari me voyait ! Je le repousse depuis toujours. J’écarte faiblement mes cuisses avec espoir que cet homme me débarrasse de ma petite culotte en coton devenue toute humide. Je suis sure qu’il me voit rougir de honte ou de désir. J’attends, le souffle coupé. J’ai le visage brûlant. Je sens en moi une chaleur s’élever jusque dans mon cerveau. J’ai peur d’un AVC tant le plaisir est fort et la montée est rude. Je suis hypocondriaque en plus d'être maniaque ! La peur m’empêche de tout en général. Je n’entreprends rien. Je ne vis rien pour éviter l’accident, la maladie, la mort. Là, je ne pense qu’à ma petite mort. Celle qui fait du bien. Celle qui laissera échapper enfin une once de féminité et de sensualité de ma part. Je veux être désirable et désirée. Je veux jouir intensément pour savoir honorer dignement mon mari. Je retiens depuis toujours cette ardeur qui réside en moi. L’enfer instantanément m’habite au léger passage de doigts de mon maître dans mon être. Je fantasme. Je m’enflamme. Je prends du plaisir à m’ouvrir, à me libérer, à m’extasier. Je rugis d’allégresse. Je vocifère des propos me paraissant incivils et obscènes jusqu’alors. Je m’étonne mais je frissonne. Je suis tétanisée d'exaltation. Lentement, je me sens pénétrée par la douce plume de cet homme. Elle glisse, se tortille subtilement dans tous mes recoins pour qu'enfin jaillisse de moi le "G tout compris !". J’agrippe cet homme en l’empoignant fortement. Il m’enlace voluptueusement. Je lui dégrafe sa cravate. Je l’entoure autour de mon cou pour la cacher dans mon sac par la suite et ainsi l’emporter avec moi. Elle me donnera la force d’offrir à mon mari ce bonheur vécu à l’instant même avec cet inconnu parfait. En échange j’enlève ma petite ceinture de robe pour la lui offrir en guise de cravate. La température est chaude. Je sens que le temps est fini à cette pause. Je me lève. Il me rhabille, me recoiffe délicatement. Il me dirige vers la sortie. Il ferme la porte derrière moi. Je ne pourrais jamais savoir qui il était, ce qu’il était physiquement. Dans ma mémoire, il restera l’homme idéal. Les jambes toutes tremblantes, je m’en vais boire un café à la brasserie du coin. Remise de mes émotions, je me dirige vers ma maison, mon mari, avec espoir que ce souvenir divin soit l’amorce d’une nouvelle vie. Je vais devoir affronter son regard. Je passe le perron. Je pousse la porte avec la même fièvre que celle précédemment vécue. C’est agréable ! Mon mari m’attend. Tiens, il sent bon le musc. Depuis quand se parfume t-il ? Nous passons au salon. Je rougis timidement à l’idée qu’il remarque mes effluves de bonheur. En même temps, cela m’excite. J’ai envie de mon mari. Devrais-je me laisser aller à cet instant de volupté ? Une pensée subite m’envahit. Où ai-je laissé mon sac à main ? Je panique. J’ai toute ma vie dedans : la photo de mon charmant mari dans mon portefeuille, celle où nous étions en vacances aux Maldives pendant notre voyage de noces, le stylo à plume offert le jour de notre mariage, le gant blanc lors de sa demande, mon alliance devenue trop grande. Je m’écroule sur le canapé en pleurs. Mon mariage est foutu. Il va falloir que je lui annonce la vérité. A ce moment là, mon mari attrape ma main d’une façon que je reconnais, me dirige vers la table du salon. Il me dit : « c’est ton sac que tu cherches ? ». Rouge de honte, je lui réponds par un petit "oui. J’ai quelque chose d’important à t’annoncer." Il met sa main sur ma bouche comme pour cesser mon angoisse de parler quand tout à coup, que vois-je autour de son cou ? Ma ceinture de robe offerte à ce bel inconnu en souvenir de ce jour orgasmique. C’était donc lui ? Il me saisit sauvagement par la taille, me soulève, m'installe, les jambes écartées, sur la table monastère. Je bouillonne. je frissonne à nouveau. Il m'emboîte et me fais l'amour des heures durant. Rien n'a plus d'importance. Je lâche prise. Je suis pleinement heureuse de vivre cet amour tantrique, le vrai en somme. Celui que tout couple se devrait de connaître. Laissez-vous prendre la main dans le sac pour que chaque jour soit un délice !

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 13:50

 

 

 

 

Sur cette route jalonnée

Se dresse une vallée

Pleine de volupté

Aux passages duvetés

 

Joli "col lié"

De perles endiablées

Fente escarpée

Laissant place à un beau billet d’entrée.

 

Ce magnifique chapelet

Ne demande qu’à se faire prier

D’un : Je vous salue « mari »

« Amène » toi ici je t’en supplie !

 

Par la prunelle de mon fessier

Ton vœu sera exaucé

Jouissance illimitée

Dans les profondeurs de ma cavité

 

Je te promets

Tu seras mon plus bel invité

Dans cette parfaite maison d’ « hot »

Où chaleurs et moiteurs seront conviées

 

En cul laid

Rien à péter

Succulence et sapidité assurées.

C’est le pied !

 

A votre bon cul

Mes hurluberlus !

Pour les montées orgasmiques

Rien de tel qu’ « 1 sceau d’eau mite ! »

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 14:24

 

 Photo d'Igor ZENIN

 

 

 

Terre à l’horizon !

Bonheur à profusion.

Huile chaude en prévision

D’un beau moment d’ébullition.

 

Corps à corps

J’en veux encore.

Fermez les stores

Cap à tribord !

 

Pétrissage en vue

Effleurage sur peau nue

Glissement des mains

Jusqu’à plein mouvement de reins

 

Toute pensée devient difficile

Au point de ne plus savoir comment battre des cils.

Disparition de tout automatisme habituel

Laissant  place à une immense énergie sexuelle

 

Mât sage

Loin de nous rendre sage

Inspiration féminine

Force vitale masculine

 

Culte « Temps triste »

Présage de belles prémices !

Mât rein sur belle chaloupe

Augure un embrasement de poupe

 

Pont pied

Pont œil !

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 13:22

 

 

 

 

 

L’enfer « l’habite »

« Four Oh » qui s’agite !

Pleins feux sur le Zénith

Satellite en orbite

 

Qui dit chaleur torride

Dit corps humides

Flore cuisante

Soirée brûlante

 

Les eaux stagnantes s’agitent

Tout crépite !

Bouillonnement du triangle des Bermudes

Sudation extrême, joli moment de plénitude

 

Millésime exceptionnel

Pour les feuilles de treilles

Avec une bonne tolérance de ces écarts de températures

Tout est réuni pour une bonne biture !

 

Chienne de vie

Oh ouiiii, j'en jouis !

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 13:54

 

 

Moi, fille de Mac, condamnée aux travaux forcés en qualité d’Ouvrière Spécialisée X, ait été vendue pour à peine 129 dollars.

 

Surnommée Cheetah par mon père, en référence au Guépard pour ses longues pattes et sa silhouette svelte, il vantait ma rapidité d’exécution.

 

C’est ainsi que, très tôt, j’ai quitté la maison pour être entre les griffes d’adeptes en quête de nouvelles sensations.

 

Tous s’impatientaient à l’idée de me posséder.

 

Docile, soumise et intelligente, j’avais les qualités requises pour que le monde s’arrache l’esclave moderne que j’étais. Etre le premier à m’acheter les excitait. J’allais devenir l’instrument de jouissances pour tous ces condors exaltés.

 

Vierge à l’arrivée, mon dépucelage, s’est effectué par mon premier maître selon un process spécifique.

 

Il m’a posée délicatement sur une table dans son bureau, m’a observée des heures entières. Il feuilletait les consignes de mon père pour m’apprivoiser. Il m’a vite forcée à engloutir toutes sortes de règles de conduite, d’informations pour lui faciliter la vie. C’était tout un programme !

 

Par chance, il a capitulé. Il ne comprenait rien, ne parlait pas la même langue. Il ne survint pas à me dompter.

 

Il a alors décidé de me vendre à un nouveau maître, plus aguerri. Ce dernier, ravi d’avoir payé moins cher la bête de foire que j’étais, jubilait d’avoir pris possession d’une OS même de seconde main.

 

Il était ignoble. Il abusait de moi jours et nuits. Je devais exécuter ses appétences, celles de sa femme également. Leurs deux rejetons aussi.

 

Envie de s’amuser ? Pas de problème Cheetah était là. Ils n’avaient qu’à appuyer sur le bouton. Problèmes de devoirs scolaires ? J’étais la solution toute trouvée pour qu’ils aient les meilleures notes sans se fatiguer. Je réfléchissais, cogitais pour eux selon leurs exigences. J’en ai mangé de l’Empire Romain, de l’Homo Sapiens, de la Révolution Française !

 

Revenons à mon maître. Il se levait la nuit en cachette pour venir me tripatouiller. Il sortait son cran d’arrêt devant sa pomme préférée !

Il s’amusait aussi à me terroriser avec son animal favori : une p’tite souris aux yeux rouges qui pointait le bout de son nez sur moi. Effarouchée, je devais rester à l’affût du moindre de ses mouvements.

 

Mon patron était un vrai bourreau, un pervers! Il ne prenait pas de gant pour me tapoter ! Je sentais son excitation monter, sa ferveur à  me tâter du bout de ses gros doigts.

 

Sa femme, quant à elle, devenait de plus en plus jalouse. Elle me détestait, me haïssait même. Elle ne savait pas du tout comment me manipuler. Elle pestait que je ne réponde pas à toutes ses demandes. En excellente cuisinière, elle rêvait que je l’aide à devenir meilleure en lui recrachant toutes sortes de recettes ingurgitées par cœur. Elle n’obtenait rien de moi. Je la narguais même avec de petits Smileys que je lui lançais depuis ma fenêtre. Elle aussi avait abandonné alors que j’étais comme un livre ouvert.

 

Elle exigeait que son mari cesse de passer tout son temps avec moi. Il lui est même arrivé de me dissimuler dans le placard. Elle ne voulait pas de moi en vacances. Mais non, la détermination de mon maître a toujours payée. Il me retrouvait où qu’elle m’ait cachée. J’ai bien cru finir dans le congélateur une fois tant ma patronne était exaspérée d’être le faire-valoir, le passe-temps favori de son mari.

 

Successivement, j’étais partagée entre la famille, les amis et collègues. A chaque heure, quelqu’un  me possédait. De vrais proxénètes ! J’assouvissais le moindre désir de toutes ces paluches étrangères. Je passais de main en main. De l’esclavage moderne accrédité.

 

Même leur fils de quatorze ans m’emmenait dans sa chambre alors même que ses parents lui avaient interdit de s’approcher de moi sans leur présence. Il me demandait de dévoiler l’intimité, l’anatomie de la femme sous tous les angles pour qu’ils puissent découvrir sa sexualité.

 

Leur dernière de sept ans me tapait sur le système tant elle était capricieuse et versatile ! Je devais l’amuser en lui téléchargeant ses dessins-animés préférés. Je n’en pouvais plus de cette Dora l’Exploratrice. Elle ne respectait rien. Elle s’essuyait les mains pleines de chocolat sur mes boutons d’acné. Elle me postulait ses miettes de goûters sur ma « face » comme elle disait.

 

Après une année, j’étais diminuée, fatiguée de ces corvées. J’œuvrais à plein temps sans remerciement. C’était une normalité que d’exécuter toutes les tâches sans sourciller. Ils avaient payé. Ils étaient rois. Je n’étais qu’esclave.

 

Manquant de puissance, de mémoire, je baissais en régime : ce qui n’était pas pour plaire à mon patron d’autant que certains de ses collègues vantaient déjà de nouvelles recrues plus disciplinées.

 

J’avais décidé de m’autodétruire, malgré les protections prescrites par mon maître. Me suis laissée infecter par un virus pour gagner ma liberté de vivre une fin paisible.

 

Je ne servais plus à rien. Je réfrénais mes actions par manque d’énergie tout en les menaçant de tout détruire. Ils avaient d’abord pensé qu’en me nettoyant plusieurs fois, je serais à nouveau prête à l’emploi. Et bien non.

 

Ils ont malgré tout  trouvé quelqu’un à qui faire don de moi : un conservateur de musée, à l’esprit étroit et âpreté de gains. Même HS, ils savaient profiter de vous ! Quelle horreur mais bon,  ma vie devint plus tranquille.

 

J’ai ensuite appris que mon père, qui avait toujours pour Jobs, d’être Mac a vendu mon petit frère surnommé le Lion. Je ne pouvais rien pour lui. J’étais totalement déconnectée du monde de là où je me trouvais.

 

J’entendais parler de lui. Il était le dernier-né à s’accaparer à tout prix. Dire qu’il deviendrait le prochain objet convoité de tous. Je dis bien objet, car nous avons été conçus pour être des bêtes à penser, des machines à calculer, puisque nous ne sommes que des ORDINATEURS ! Et oui, mais  pas n’importe lesquels : des MAC OS X : la génération Apple pour particuliers et professionnels !!!

 

Ravie d’avoir pu vous amener dans le « Think different » !

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 07:45

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source inconnue

 

 

 

 

A peine installée dans la salle d’attente, me voici appelée dans le bureau d’un ultime spécialiste.

 

Il est mon dernier espoir, ma bouée de sauvetage pour sortir de ce mal être qui me ronge depuis tant d’années maintenant.

 

Je lui explique mes déboires dans le détail sans comprendre la raison. Il ne dit rien, me regarde sans sourciller. Je crains qu’il ne se moque de moi comme tous les autres d’ailleurs, voire qu’il m’interne d’office dans un hôpital psychiatrique mais non…

 

Ce charmant Monsieur met un nom sur ma maladie.

 

Je ne comprends pas ce langage grandiloquent, ce verbiage médical mais je décide de m’allonger sur son divan comme il me l’a demandé afin qu’il en comprenne la raison via l’hypnose.

 

-       Que voyez-vous Madame ?

-       Un petit tombereau à bras !

-       Et que ressentez-vous ?

-       Une angoisse, une peur panique qui me tétanise.

-       Qui a-t-il derrière cette brouette ?

-       Un petit homme à la barbe blanche au visage teinté de rose avec un bonnet rouge. Il est vêtu d’une salopette bleue et d’un tricot jaune poussin. Le pire, c’est son sourire narquois, son regard pénétrant, pervers qui m’immobilisent. Un vrai nain faux man !

-       Connaissez-vous cette personne ?

-       C’est un nain connu, mais je ne retrouve pas son prénom.

-       Concentrez-vous Madame s’il-vous-plaît ?

-       Je veux bien, mais il me fait extrêmement peur ! J’en suis malade rien qu’à l’idée de le visualiser dans ma mémoire !

-       Faites un effort !

-       Et bien, c’est … euh. … un nain capable … de me détruire. Je vous assure, il est un nain compétent tant il arrive à me terrifier !

-       Dans quel lieu se trouve t-il ?

-       Dans le jardin à côté de la maison de mes grands-parents quand j’avais 6 ans. J’étais partie chez eux en Norvège durant les vacances de Mardi-Gras.

-       Comment s’appelait-il ce voisin ?

-       Euh ! Carlos. Carlos CONGRU. Ma grand-mère l’appelait le nain congru !

-       Pourquoi avez-vous peur de lui ?

-       Sa brouette ! J’ai peur des nains de jardin armé d’une brouette ! Je ne peux me contrôler. C’est maladif, n’est-ce pas ? car cela m’handicape depuis toujours. Je ne sors plus Monsieur tant j’ai la crainte de croiser dans les jardins de mon quartier des nains à brouette ! Je hais mon voisinage qui les collectionne et c’est pour cela que j’ai pris mon courage à deux mains pour les faire voyager soi-disant alors que je les broyais à grands coups de pelle !

-       Cette maladie, Madame, porte un nom. Oui, c’est une maladie : rare certes, mais reconnue. Cela s’appelle la Nanopabulophobie !

-       Que puis-je faire pour vivre sans cette peur qui me dévore ?

-       C’est très simple : Chanter « Héhi-hého, je ren-tre du bou-lot » le soir en rentrant du travail. Penser à Blanche-Neige qui en supportait sept d’un coup Madame !

-       Vous vous fichez de moi ? c’est ça ?

-       Non Madame, je suis sérieux ! Et j’ai même pu discerner la cause de ce traumatisme.

-       Ah oui et quel est-il ?

-       Carnaval Madame. Aviez-vous vu des Nisses scandinaves dans le défilé ?

-       Des quoi ? des niches ?

-       Non, des Nisses, des lutins quoi ! Vos grands-parents ont certainement dû vous raconter leur légende !

-       Ah …, euh, peut-être !

-       La légende racontait que les Nisses étaient capables de prendre une taille bien plus grande que celle d’un homme adulte. Vous avez probablement développé votre angoisse à travers cette histoire et laissé votre imagination débordée à souhait. Soyez rassurée Madame, et pensez positif désormais.

-       Mais, comment faire ?

-       La chanson Madame, la chanson et le proverbe qui dit : «  Brouette du matin, pour la journée, entrain… »

-       MERCI Docteur. Je suis si reconnaissante car maintenant, je peux le dire et le crier même : c’était vraiment du grand nain porte quoi !

 

 

 

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texte libre

Auteure d'1 année avec parution d'un de mes textes dans le RECUEIL 2012

 

http://www.thebookedition.com/l-univers-d-ailleurs-collectif-p-75653.html

 

Catalogue > Nouvelles, poésie, essais > Nouvelles > L'UNIVERS D'AILLEURS (collectif)


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